11septembre1973

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Le coup d’état chilien du 11 septembre 1973, n’a pu voir le jour que grâce au concours des Etats-Unis. Déjà en 1963, pressentant une possible victoire de Salvador Allende, le président John Fitzgerald Kennedy (du parti démocrate !) encouragea des multinationales implantées dans le pays à soutenir son favoris chilien, le chrétien-démocrate Edouardo Frei

 

 

 

Edward Korry, l’ambassadeur des USA au Chili sous les administrations Kennedy, Johnson et Nixon, fait savoir à Washington qu’il est en faveur d’un « coup de pouce » appuyé à Edouardo Frei, mais qu’il s’oppose fermement à une intervention militaire dans la veine du fiasco cubain de la Baie des cochons.

 

 

 

Le pouvoir politique (et économique) des Etats-Unis a grandement participé à la préparation du terrain pour la venue du dictateur Pinochet et l’instauration de son régime militaire sanguinaire.

 

 

 

En ce matin du 11 septembre 1973, Salvator Allende, 65 ans, porté au pouvoir trois ans plus tôt, n’est plus entouré que d’une poignée de fidèles. Le palais présidentiel de la Moneda, à Santiago, bombardé par l’aviation et cerné par l’armée, est en flammes. Le chef d’Etat chilien demande à ses proches de se rendre. Le coup d’Etat, déclenché quatre heures plus tôt, est terminé.

 

 

 

En pleine attaque de la Moneda, le président avait lancé un dernier message radiodiffusé à ses concitoyens : « Je ne vais pas démissionner (…). Je ne renoncerai pas, je paierai de ma vie la loyauté du peuple. J’ai la certitude que mon sacrifice ne sera pas vain. Je suis sûr qu’il sera, au moins, une leçon morale qui punira la félonie, la lâcheté et la trahison. D’autres hommes surmonteront cette période sombre et amère ».

 

 

 

Auparavant, les putschistes lui avaient proposé de quitter le pays en avion après une « reddition inconditionnelle ». Mais c’est un piège, comme le montrent des enregistrements de communication entre Pinochet et un autre officier : « On le fait prisonnier sans conditions en ne lui offrant que la vie sauve ? », demande le second. « Nous maintenons l’offre de lui faire quitter le pays… mais l’avion tombera en vol », répond le premier avec un grand éclat de rire.

11septembre

 

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